Première visite ?

Vous cherchez un placement sûr ? Un placement performant ? Les deux à la fois ?

Fermer

Dossiers

Livret A, assurance vie, dynamiser son épargne

Comment se constituer une épargne performante en 2014 ?

Les Français n’ont jamais autant épargné. Il est donc essentiel qu’ils choisissent judicieusement leurs placements. Un patrimoine financier doit être équilibré, afin de faire face aux imprévus mais aussi de répondre aux objectifs à plus long terme. Le point sur les solutions les plus performantes : assurance vie, livrets, compte à terme, SICAV…

Le taux d’épargne des Français a atteint, en 2013, un niveau élevé de 15,6% et devrait augmenter encore en 2014 selon l’Insee, à 15,9%. C’est l’un des taux les plus élevés d’Europe, tandis qu’il s’élève à 7,8% en zone euro en 2013 (15 pays), à 5,1% au Royaume-Uni, à 4,5% pour les Etats-Unis et seulement 0,8% au Japon(1). Dans notre pays, le taux d’épargne élevé s’explique par une grande prudence vis-à-vis de l’avenir, alors que les Anglo-Saxons sont traditionnellement plus confiants, ce qui les incite à consommer et à s’endetter davantage.

Le réflexe d’épargne est habituel dans un contexte économique dégradé : la peur de l’avenir incite à se désendetter et à agir davantage en fourmi qu’en cigale.

les Français manifestent une véritable aversion au risque, en privilégiant une épargne sécurisée, sur laquelle l’argent reste toujours disponible, malgré un rendement faible. Ainsi, en 2013, le Livret A, avec un taux de 1,25% est toujours plébiscité par les épargnants. Les livrets, si utiles soient-ils, ne doivent pas représenter une part excessive de l’épargne : en plus d’un rendement souvent limité, ils ne permettent ni de préparer sa retraite, ni d’optimiser la transmission future de son patrimoine.

Les Français auraient-il donc perdu le sens du long terme ? Pas si l’on s’intéresse au cumul de leurs placements : 3 986,2 milliards d’euros investis sur les principaux placements financiers d’après le Banque de France(2) dont 266,2 milliards d’euros, au total, sur plus de 63 millions de Livrets A ouverts(3) alors que l’encours de l’assurance vie s’élevait à 1 484,2 milliards d’euros à fin mars(4) ! Alors, quelles doit être une répartition judicieuse de son épargne ? Passons en revue l’ensemble des placements disponibles.

À court terme, privilégier les livrets d’épargne

L’épargne de précaution doit représenter, idéalement, un à deux mois de salaire – pas plus. On l’appelle aussi épargne de « court terme », car il s’agit de placer des capitaux dans lesquels on pourra puiser à tout moment, et non de préparer des projets plus ambitieux.

Dans ce domaine, il faut donc privilégier les produits réglementés : Livrets A et Bleu, Livret de Développement Durable (LDD) et Livret d’Epargne Populaire (LEP), mieux rémunérés (2,75 % actuellement) mais réservés aux contribuables dont les revenus sont les plus modestes (il faut avoir acquitté en 2011 moins de 769 € d’impôt sur le revenu).

Chaque épargnant ne peut posséder qu’un seul Livret A ou Bleu, mais peut également détenir un LDD. Le principal avantage de ces produits est la liquidité, sachez toutefois qu’ils sont plafonnés.

Quant aux « super-livrets » (livrets non règlementés), ils offrent des taux promotionnels attractifs, mais seulement sur une courte durée. Les 4 à 5 % promis ne s’appliquent généralement que sur l’épargne versée et seulement sur quelques mois, avant le retour à un taux réel souvent inférieur à 2 %. Il faut aussi vérifier les conditions de sortie : un retrait dans l’année fait parfois perdre le bénéfice du taux promotionnel !

L’épargnant peut aussi souscrire des comptes à terme : ce produit plus « technique » peut rapporter un peu plus, mais avec davantage de contraintes. La durée du placement est définie dès le départ (entre un mois et plusieurs années). Il faut aussi prendre en compte l’impact fiscal à la fin du contrat.

Enfin, passons rapidement sur les SICAV monétaires : ces produits ne rapportent aujourd’hui plus rien. Si vous disposez d’un horizon d’épargne supérieur à deux ans, se contenter des ces produits d’épargne présente un intérêt limité.

À moyen ou long terme privilégier l’assurance vie, compagnon de toute une vie.

Sur des périodes plus longues, il faut se tourner, en priorité, vers d’autres produits d’épargne plus performants que les livrets. Dans ce domaine, le placement phare reste, plus que jamais, l’assurance vie qui accompagnera l’épargnant toute sa vie.  Elle s’adapte à tous ses besoins (épargne de précaution, achat immobilier, transmission …) et offre notamment une excellente réponse à la préoccupation majeure des français : la préparation de la retraite. Ainsi, vous pouvez souscrire un PERP (Plan d’Epargne Retraite Populaire), contrat spécialement dédié à la retraite, à condition de bien prendre en compte ses caractéristiques : les sommes versées sont bloquées jusqu’au départ en retraite, et la sortie se fait essentiellement en rente viagère, la sortie en capital ne pouvant dépasser 20 % du total. La contrepartie est la déduction fiscale, dans une certaine limite, des sommes versées sur le contrat. Le PERP est donc un excellent moyen de faire baisser ses impôts pendant la phase d’activité tout en s’assurant un complément de revenus non négligeable à la retraite.

Beaucoup plus souple que des comptes à terme ou que le PERP, plus sécurisée qu’un PEA, l’épargne en assurance vie possède des atouts indéniables : pas de plafond sur le montant épargné, souplesse des modes de versement (versements libres, prélèvements automatiques, …), choix des modalités de sorties (par exemple : rachats programmés, sortie en rente, rachats libres à tout moment). Et, bien entendu, l’assurance vie offre aussi des avantages fiscaux uniques en cas de rachat en cours de vie, ainsi qu’au moment du décès du souscripteur.

Si vous avez un projet immobilier, le CEL (Compte Epargne Logement) et surtout le PEL (Plan Epargne Logement) peuvent s’avérer des produits intéressants. Leur rémunération est moins attractive qu’auparavant mais ils donnent droit à des crédits à taux connu à l’avance.

Dynamiser les performances de son épargne

Vous détenez un Livret et un contrat d’assurance vie en euros ? Vous pouvez alors envisager de dynamiser davantage une partie de votre épargne.

La meilleure solution – et la plus souple – est encore une fois fournie par l’assurance vie, cette fois en unités de compte. Un contrat d’assurance vie « multisupports » permet d’accéder à de nombreux supports d’investissements, pouvant contenir ou non une part d’actions et comporte également un support régulier en euros, totalement sécurisé. Les supports en unités de compte sont gérés par des experts des marchés financiers. A tout moment, vous pouvez procéder à des arbitrages pour modifier la répartition du capital investi.

L’assurance vie permet même aujourd’hui d’accéder à des fonds « à formule » assortis d’une garantie en capital.

Dès 30 ans

Anne-Charlotte Bertin, conseillère à distance GMF

« Aujourd’hui, l’idéal est de se constituer une épargne le plus tôt possible. Dès 30 ans, il est donc judicieux de souscrire un contrat d’assurance vie en complément d’un livret d’épargne. Mais on ne dispose pas toujours d’un capital important à investir. Aussi, de petits versements mensuels permettent de le constituer peu à peu. Lorsque l’on commence tôt, l’effort d’épargne est beaucoup plus léger que si l’on attend 40, voire 50 ans pour constituer ce capital.  En effet, les intérêts dégagés sur un support en euros sont définitivement acquis chaque année et fructifient à leur tour.

Et pour vous aider à vous constituer une épargne sans trop y penser, la  GMF vous propose de mettre en place un prélèvement automatique, modifiable à tout moment, à partir de 60 euros par mois. »

Autour de 40 ans

Jean-Michel Chaleroux, conseiller financier GMF à Marseille

« La quarantaine est une période charnière, où certains besoins financiers se font plus aigus : financer les études de ses enfants, préparer sa retraite…

Autant de projets qu’il faut anticiper : l’assurance vie est donc incontournable. Augmenter ses versements mensuels s’avère une bonne solution pour épargner en douceur, sans oublier d’effectuer des versements libres lorsque la trésorerie le permet…

Ainsi, la fin d’un crédit immobilier est une excellente opportunité pour consacrer des sommes plus importantes à son épargne.

Il est également judicieux d’ouvrir, le plus tôt possible, des contrats d’assurance vie au nom de ses enfants. Les intérêts ainsi générés bénéficieront d’une fiscalité avantageuse lorsqu’ils seront devenus majeurs. Le contrat pourra alors financer leurs études, le permis de conduire, la première installation… »

Après 50 ans

Stéphanie Darmon, conseillère en patrimoine GMF

« La cinquantaine est une période de consolidation de son patrimoine. C’est le moment de faire le point sur ses besoins, les dispositions déjà prises ou qui restent à prendre pour bénéficier d’une retraite sereine. Si l’effort d’épargne n’a pas été suffisant avant cet âge, il n’est toutefois pas trop tard pour souscrire une assurance vie dans ce but. La première étape est de savoir estimer vos besoins. Le service patrimonial de la GMF, en collaboration avec votre Conseiller Financier, peut vous aider en réalisant des simulations de vos revenus futurs.

Si vous souhaitez transmettre via l’assurance vie, rappelez-vous que pour les sommes versées avant 70 ans, l’exonération fiscale pour les bénéficiaires sera plus importante – actuellement : 152 500 € par bénéficiaire tous contrats d’assurance-vie confondus. A noter que le bénéficiaire conjoint ou le partenaire de pacs est aujourd’hui totalement exonéré.

Vous pouvez aussi aider vos enfants ou vos petits-enfants en leur faisant une donation placée sur un contrat d’assurance vie à leur nom : le service de la GMF, Avantage Donation, vous permet de définir l’âge auquel ils pourront disposer librement des fonds ».

 

(1) Source : Perspectives économiques de l’OCDE, mai 2014.

(2) Source : Epargne des ménages : 4ème trimestre 2013 et premiers éléments pour le 1er trimestre 2014, Banque de France, 30 avril 2014.

(3) Source : Rapport annuel de l’Observatoire de l’épargne réglementée 2012, Banque de France, juillet 2013.

(4) Source : FFSA/GEMA.

 

 


Noter cet article

(3.6 / 5 notes)

Partager

Imprimer

Contacts